
Nos amis du Yankee group ont décidé de faire parler d’eux. Evidemment pour le buzz, une petite attaque contre l’univers Second Life est plutôt tendance aujourd’hui tout comme nos amis du Gartner qui mesuraient une audience propriétaire à l’aide de panels externesJ.
Les moutons de panurges reprennent en cœur l’info tant crédible émanant de prestigieux groupes de consulting. Epingler Second Life devient un sport international et les démonstrations sont toujours de haut niveau.
Mais de quoi s’agit il cette fois ? Le consultant munis de sa calculette est partis dans la grande simplicité. Comparer le temps passé sur Second Life et les stars du web d’aujourd’hui. Il y a 10 ans , ils auraient comparé l’utilisation de l’Internet et du téléphone fixe en démontrant que peu de gens passeraient du temps sur ce réseau.
Aujourd’hui le téléphone passe par l’Internet J.
Ces messieurs se mettent à comparer deux sites web 2D accessibles désormais par tous (maturité de l’Internet après 10 ans ) à une plate-forme 3D nécessitant une installation et un navigateur spécifique + des incompatibilités matériels.Déjà rien à voir en terme d’accessibilité.
Ensuite la comparaison se fait sur le temps passé. Sachant que 90 % des installations Second Life sont rapidement abandonnées de part la complexité il est tout à fait normal que sur le volume, le temps passé global soit ridicule en comparaison d’un média simple et accessible en un clic sur un moteur de recherche.
Ces deux sites poussent en plus la notion de cross-searching à son maximum (trouver un amis, un artiste, établir un maillage de connections). Par contre pas un mot sur le temps passé des résidents Second life qui s’accrochent un peu.
Au fait Second life date de 2003 tout comme un certain Myspace et un an plus tard un certain Facebook (2004). Doit on demander à un format de rupture de s’imposer aussi vite qu’un format finalement en place depuis 10 ans et qui voit un succès récent ?
Pour moi myspace est plus proche de feu Multimania que d’une innovation pure. Facebook est proche d’un Friendster ou Copains d’avant avec des modules. Et puis Facebook a nécessité deux fois plus de levées de fonds (38 200 000 dollars)qu’un Second life (19 000 000 dollars).
Heureusement Christopher Collins , consultant Yankee group nous rassure “All is not lost with virtual worlds”. Mais Second life ou les univers virtuels sont semble t-il condamnés car selon l’auteur, ils sont PC centric.
Pourtant des applications mobiles voient le jour mais l’équipe de benchmarking du yankee group doit être trop occupée à jouer à WOW au bureau.
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http://www.yankeegroup.com/press_release_tile32.jsp
En l’occurrence, Yankee Group s’est ridiculisé au point qu’ils ont dû retirer leur rapport. Ridicules aussi tous les “perroquets” du genre : Wired, Valleymag, etc.
Décidément, les braves consultants du baratin 2.0 vont avoir de plus en plus de mal à raconter des imbécillités à propos de Second Life
cf. également http://nwn.blogs.com/nwn/2007/10/hope-versus-und.html
merci wangxiang pour le lien
je vais de ce pas lire l’article
en effet
moi je voyais les reprises françaises mais là
MIT’s Adverlab me déçoit carrément
j’ai au moins appris cette histoire de Martin Rimm que je ne connaisais pas du tout