Mise en abime de la notion de virtualité et du futur proche lié aux mondes virtuels tel que second life

La majorité des personnes actuellement sont relativement sceptiques sur l’utilité apparemment « artificielle » des mondes virtuels. Ces mondes en cours ou en création devraient pourtant prendre leur place dans le futur au niveau de différents usages tout comme l’Internet ou d’autres modes de virtualité. Ce concept de virtualité n’est pas nouveau mais par contre très mal employé et parfois fustigé (second life, get a first life) finalement tout ceci est histoire de compréhension et de recadrage historique. C’est à travers une explication « historique » et chronologique que les appréhensions du virtuel sont balayées par une brillante démonstration de Alain Le Diberder. Le conférencier n’est autre que l’un des concepteurs du deuxième monde (monde virtuel français apparu avant Second Life, autonome et rentable mais dont le développement fut stoppé par Vivendi Universal). Il y a deux ans tout le monde se demandait ce que pensaient Alain Le Diberder et son frère Frédéric de leur successeur américain, or on apprend aujourd’hui que SL est pour eux une suite évidente et que notamment Frédéric est vendeur de chaussure à ses heures :-).

Voici donc une explication exhaustive sur les nécessités de se pencher sur ces univers virtuels en devenir et qu’en somme tout cela vient de très loin.

 

 

La deuxième partie est orchestré par Yann Minh qui donne quelques explications sur l’utulisation de second Life pour son travail d’artiste.

 

 

Source : Blog des Managers Intranet

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Petite opinion sur l’intervention de Susan Wu au Web08

Suite à quelques échanges entre bloggers sur l’intervention au Web08 de Susan Wu, j’ai décidé de donner mon petit point de vue qui n’a pas beaucoup de valeur mais qui est le mien J.

 

Tout d’abord, concernant le Web08, ce type de conférence avec des speakers de hauts vols limités par des interventions de 10 minutes ou en débats ne m’apporte généralement pas grand chose. Cependant même s’il y a eu apparemment des loupés, l’organisation d’un tel rassemblement à Paris reste une réussite en terme d’audience et de notoriété. Donc si Loïc Lemeur en agace plus d’un, son dynamisme apporte quand même de bonnes choses à l’ensemble des acteurs numériques en mettant la France sur la map des grandes confs. En plus, j’ai un bon sentiment concernant l’attitude générale de Monsieur lemeur ayant travaillé en partenariat avec ce garçon sur le lancement d’un service de blog pour un éditeur. Par contre, la place occupée par les mondes virtuels lors de cette conférence me paraît assez légère. Suivant  l’actualité et les acteurs des mondes virtuels et autres réseaux sociaux, j’avais il y a un bout de temps proposé ici un lien vers une conférence dédiée et organisée à ce titre par Susan wu). Notre ami Susan est un VC (venture Capitalist), c’est à dire un investisseur et non un praticien ou quelqu’un travaillant pour une société générant déjà des revenus ou des transactions conséquentes via une plate-forme identifiée.

 

A sa décharge notre pauvre amie doit expliquer plusieurs concepts encore flous pour l’audience en 10 minutes. Le thème est  “Virtual Goods make REAL money” et la première question participative « combien d’entre vous commercialisent des services de contenus, combien d’entre vous commercialisent des biens virtuels » paraît un peu naïve et le résultat évident. Elle va donc en principe s’employer à expliquer l’intérêt de ce type de monétisation ou d’usage (slide : Why would people spend hard earned cash on « objects » that have no tangible substance ?).

 

En ce qui me concerne je ne partage pas son défilé de présentation car le but originel est de donner une image du marché des biens virtuels et de sa viabilité en terme de revenues. Or le speaker part très vite dans l’approximatif et le conceptuel. Face à des dirigeant ou décideurs et venant d’un VC, j’aurais préféré un slide sur le nombre d’utilisateurs de mondes virtuels, MMORPG (état du marché et évolution), une explication sommaire de mondes virtuels et applicatifs dérivés , la part des investissements consacrés aux sociétés du secteur, le montant globale des transactions générés par l’achat ou l’échange de biens virtuels et deux trois exemples de sociétés prouvant l’efficacité en terme de monétisation. En gros un slide impactant et accrocheur.

 

Exemple

 

Exemple de chiffres 2007 de société prouvant l’efficacité en terme de monétisation:

 

Création de 206 Millions de virtual pets (Neopet)

Plus de 100 Millions de membres pour Habbo hotel dont 90 % de leurs 60 millions de revenues annuels proviennent de la vente de biens virtuels.

Tencent operateur Chinois génére plus de 100 millions de dollars au premier trimestre 2007 dont 65 % proviennent de ventes et de services de biens virtuels.

Nexon génére 195 millions de dollars de revenues sur la base de vente de biens virtuels.

Le poids des transactions inworld de Second Life ( 60 millions de ventes d’objets par mois) et ses marketplace (ex Xstreetsl, Onrez)

 

Hélas on part dans une explication du coté intangible de la chose qui peut être évoquée oralement en 5 secondes en première question participative.( cf : la montre par Bill Gurley).

 

 

L’application Superpoke de Slide est mis en exergue mais connaît on le nombre d’utilisateurs passant en mode payant ? Quelles sont les revenues ? sinon quelle différence pour l’auditeur avec un système d’envoi d’e-card de 1999 ?

 

J’aurais préféré un slide focus sur Habbo hotel entant que plate-forme dont l’actualité (instauration de monnaie virtuelle, principe de reprise et d’échange d’objets…) en ce domaine est riche et le modèle prouvé. Un autre sur les spécificités de développement de branding de marque ou d’individus via les objets crées dans Second Life qui est encore et toujours le plus vaste laboratoire in vivo en terme d’expériences diverses pouvant être étudiées sur ce point. (notion de freebie, mode de viralité, appartenance et réseaux (j’achete parce que je te connais ou t’apprécie), marketplace, personnes vivant de cette activité (ex : gagner sa vie en étant jardinier dans second life : Lillith Heart ), goodies de marques, notion de droits de proprietés et cession de droits, pricing, objet identitaire et revendicatif (associations)…)

 

Un slide sur l’interconnectivités des reseaux et mondes virtuels (vendre sur plusieurs plate-forme)

 

Un arrêt sur image par exemple sur une société commercialisant les droits de personnalités ou la notion de vente d’art virtuel et donc l’évolution en cours (Virtual Great)

 

Et finalement un lien vers 5 heures de conférences en ligne sur le sujet avec des case study.

 

Au sujet de la petite polémique « apologie du goldfarming » :

 

La jeune Marjorie fait comme son mentor, une accroche dans le titre qui amènera de la réactions et de la popularité et ça marche cependant je reste sur le fait que la présentation un peu bancale de Susan wu est l’essentiel du problème et que les allusions au goldfarming est un exemple de la confusion et du manque d’efficacité de sa présentation. Après, cette notion d’industrialisation à bas coût a toute sa place au cours d’une intervention plus longue car divers exemples existent et vont perdurer de façon inéluctable.

 

5 heures de conférences en ligne sur le sujet avec des case study

 

Virtual Greats : gestion de produits derivés virtuels des stars

 

Virtual Greats est une filiale de l’agence Millions of Us qui a pour objectif de monétiser des produits dérivés d’artistes dans 60 mondes virtuels. Les premiers artistes signés sont Justin Timberlake, Elvis Presley Enterprises, Snoop Dogg, Paris Hilton, Raven Symone, Tila Tequila et l’incroyable Hulk. La customisation va de l’avatar entier aux détails tels que coupe de cheveux, ligne de vêtements, animations diverses, les expressions ou phrases cultes…

 

Un premier accord avec Gaia Online qui compte 5 millions de visiteurs uniques a été signé.

 

The inspiration for Virtual Greats came when I realized that this was a $1.5 billion market without any high-value copyrighted material, » said Reuben Steiger, CEO of Millions of Us

 

Virtual Greats

La curieuse crise de Second Life

J’avoue que ne pas faire l’unanimité est tout à fait normal.  Mais comment peut on dire qu’une société est moribonde lorsqu’elle a levé 20 millions de dollars et qu’elle a atteint son break even point ( « seuil de rentabilité ») depuis un an.

Dans la vidéo (ici) on nous annonce 5 Millions de dollars de revenus mensuel. Doit-on croire l’un des principaux investisseurs ? Il est vrai que les observateurs d’un soir noteront ce curieux propos  « c’est une des sociétés dans laquelle nous investissons qui a la plus forte progression en terme de revenus ».

Benchmark capital est un petit fonds d’investissement ( son portfolio ) : AOL, Bebo, Ebay, Friendster, Gaia interactive, metacafe,1-800-Flowers, Palm, MySQL, Redhat, Rambus, Jamdat, E-Loan. J’ai juste vérifié si cela est réaliste. Même s’il y a beaucoup de vétérans du web ceux ci semblent oublier l’un des business Internet à savoir l’hébergement.

Second Life fonctionne sur certains points comme un hébergeur et ses tarifs sont élevés (je ne connais pas la politique de pricing de Linden lab mais une baisse des prix amènerait beaucoup de petits projets qui sont d’ailleurs l’essentiel de SL actuellement à l’inverse des sociétés et marques).

En prenant le nombres d’îles existantes en Mars (13348 îles) et sachant que les frais de maintenance mensuels sont de 295 dollars(une île = un serveur), cela donne un résultat de 3 937 660 de dollars sur une source. En ajoutant la base de membre payant de l’ordre de 92096 (9.95 dollars par mois ou 6 dollars à l’année)(prenons l’hypothèse basse à 6 dollars = 552 576, en considérant l’achat d’île à 1675 dollars (ex : 487 achats pour Mars = 815 725). Il y a encore des sources (l’import de textures qui coûte 10 lindens (tout ce que vous voyez dans sl nécessite une texture donc il en faut beaucoup, les terrains achetés sur la zone principale (mainland), je ne compte pas les openspace ou voids qui ajoutent de la capacité serveur (415 dollars à l’achat + 75 dollars de maintenance mensuelle( le lot peut monter à quatre), les changements techniques facturés, se marier coûte 10 lindens, divorcer 20  etc…)mais arrêtons nous là pour voir si bertrand est d’accord.

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5 000 000    3 937 660 + 552 576 + 815 725 = 5 305 961 dollars.


Le compte est bon. (voir en excédent sans tout prendre en compte)
Tout n’est pas pris en compte donc Linden Lab fait plus de 5 millions de dollars sur mars avec trois sources et une audience minimale. Audience minimale qu’il faut reconnaître mais qui n’est pas comprise car le vrai indicateur fiable pour l’instant c’est le temps passé dans un monde virtuel et il augmente au détriment de la télé d’où l’essor de projets ou d’investissements dans des mondes virtuels pour enfants. (là il y aura des morts)

Rappelons la barrière à l’entrée du client qu’il faut télécharger. Dès lors toute comparaison avec un site web est caduque. L’acquisition d’audience est plus rude et le manque d’outil d’aide et une interface « soviétique » ne profite pas à la fidélisation. Vaut il mieux avoir une faible audience et des revenus et un potentiel de marché ou une audience massive et pas ou peu de revenus ? (Napster avait 70 millions d’utilisateurs). 

Second Life et son éditeur sont donc à l’agonie selon les spécialistes à l’inverse des nombreux services divers ayant levé des fonds et qui cherchent encore des moyens de monétisation. J’utilise les chiffres fournis par Linden lab depuis le début et sur la même page. La transparence est d’ailleurs une des erreurs marketing de SL (trop d’honnêteté n’est pas forcément récompensé). A contrario de beaucoup de site qui n’explique pas les ficelles de l’audience dupliquée, Linden lab a fourni trop de données. Un site Internet aurait rarement publié son taux de churn identifiable avec les connections mensuelles et bien gardé à vue l’unique chiffre de création d’avatars (13 millions) qui excitait tant les journalistes.

Les Lindens sont peut être un peu trop idéaliste et d’ailleurs leur moyen de fonctionnement est assez spécifique (tao linden). J’avoue de loin être un peu sceptique au niveau productivité sur ce mode de fonctionnement et finalement la société gagne de l’argent. Rappelons que Philip Rosedale est l’ancien CTO de Realnetworks et non CEO. Mitch Kapor le dit lui-même « Bill gates est une exception ». Un technicien comme Rosedale n’a pas les réflexes d’un manager international qui n’aurait pas oublié la V.AT (tva). Chez Ebay, Pierre Omidyar a laissé les reines à une killeuse qui a boosté sa société, Google a monté un triumvirat… Il est donc temps de passer à un autre phase car le marché est entrain d’émerger (liste non exhaustive).  

Pendant que les observateurs d’un soir ricanent de cette belle mort annoncée, la petite Katharine Berry (15 ans) continue ses développements et permet de ranger son inventaire en mode off-game. (attention le site peut se trouver down)http://67.202.23.255/

Des projets comme Opensim ou Realextend sont entrain d’apporter des briques supplémentaires et l’on apprend que des parties de codes sont bientôt accessibles. 

Immersive Education Initiative ne semble pas écouter nos nombreux spécialistes et a décidé de retenir pour ses projets : Croquet, SUN, Second Life. 

Et puis Second life pour l’instant n’a jamais détruit mon contenus. A chaque connexion je retrouve tout ce que j’ai crée alors que sur ce même blog le fait de mettre une vidéo m’expose à un retrait sans avertissement qui nuit à mon contenus globale. Contenus qui n’est pas encore monétisé par cette plate-forme et qui lui coûte très cher en hébergement / broadband alors que sur SL je paye et même je peux ne pas payer mais la logique fait que je retrouve mes petits.

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Le Gartn Air: preparez-vous au virtuel mais sans Second Life

Voici un nouveau rapport bien contradictoire du Gartner group. En concurrence avec le Yankee Group, le Gartner qui annonce que la majorité des internautes passeront au virtuel d’ici 2011 mais sans doute sans la plate-forme la plus aboutie pour l’instant. Ceci en partie du au problème de compatibilité des cartes graphiques. Je suis donc ravie que 1 an plus tard ce cabinet de haut vol s’inspire d’une de mes notes J (ici).

Par contre le Gartner oubli que Intel développe des cartes compatibles depuis et que le marché du renouvellement des cartes existe (syndrome Yankee « sl condamné car trop pc centrique » et maintenant sl sur téléphone portable ). On apprend que l’arlésienne Home de Sony prendra le marché bien que la plate-forme ne soit pas encore visible. Le virtuel est tellement simple en développement que Sony a retardé sa sortie.

On se rappel du vivant écho envers Outback Online J (ici ), rappelons-nous l’annonce de son fondateur dont la page est maintenant un 404 error « Second Life est un village – et j’ai presque fini de bâtir Rome », bon ben garçon attelle–toi à bâtir une page web pour expliquer où en est la révolution du Tibre.

De plus le cabinet ne nous explique pas le tour de magie utilisé par Sony pour convertir son univers à des cartes graphiques de bureau (idem que pour second Life)et à des besoins PSP. Le deuxième problème soulevé se situe au niveau des maintenances. Or les maintenances d’il y a un an (tous les mercredi) ne sont plus aussi ponctuelles. La rupture de service par contre est un facteur nuisible en effet mais idem que pour n’importe quel fournisseurs de broadband ou d’hébergements. Dans ce sens une gamme d’assurances de non-rupture de service serait bienvenue. 

D’un coté il y a donc un cabinet de référence IT qui déconseille l’utilisation de Second Life mais qui annonce un marché (par contre il faut attendre une superbe plate-forme qui va tout absorber et tout résoudre) et de l’autre IBM, Cisco System, Sun microsystem, Intel, la NASA… qui persistent dans l’usage de Second Life. Mais où peut-on tester le virtuel aujourd’hui ? Qui se trompe ?Le Gartner conseille t-il aux entreprises de lorgner vers Néopets ? 

Augmentation des investissements dans les mondes virtuels

Les sociétés de capital risque et médias suivantes, Omnicom, Alloy Ventures and Storm Ventures, Vickers Financial Group, DHX Media Ltd., Benchmark Capital, Canaan Partners, GrandBanks Capital, Hummer Winblad Venture Partners, Trinity Ventures, Rustic Canyon Ventures, Providence Equity Partners, Charles River Ventures, Kodiak Venture Partners and Pequot Ventures, Gigamedia, Sony and Time Warner, Microsoft and BigFish Games, auraient investi plus de 425 million de dollars dans 15 mondes virtuels (dont 2 acquisitions) au cours du 4ieme trimestre soit 220 millions de dollars de plus qu’au cours du 3 ieme trimestre.

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Source:  Virtual Worlds Management

Gaia Online recrute sur Facebook

Gaia Online qui cible particulièrement les jeunes adolescents a développé une application sur Facebook. Pour l’utiliser il faut créer un compte pour ceux qui n’en possèdent pas. A noter que Gaia Online a reçu un investissement non communiqué de la part de Sony Pictures en Décembre.

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