Mise en abime de la notion de virtualité et du futur proche lié aux mondes virtuels tel que second life

La majorité des personnes actuellement sont relativement sceptiques sur l’utilité apparemment « artificielle » des mondes virtuels. Ces mondes en cours ou en création devraient pourtant prendre leur place dans le futur au niveau de différents usages tout comme l’Internet ou d’autres modes de virtualité. Ce concept de virtualité n’est pas nouveau mais par contre très mal employé et parfois fustigé (second life, get a first life) finalement tout ceci est histoire de compréhension et de recadrage historique. C’est à travers une explication « historique » et chronologique que les appréhensions du virtuel sont balayées par une brillante démonstration de Alain Le Diberder. Le conférencier n’est autre que l’un des concepteurs du deuxième monde (monde virtuel français apparu avant Second Life, autonome et rentable mais dont le développement fut stoppé par Vivendi Universal). Il y a deux ans tout le monde se demandait ce que pensaient Alain Le Diberder et son frère Frédéric de leur successeur américain, or on apprend aujourd’hui que SL est pour eux une suite évidente et que notamment Frédéric est vendeur de chaussure à ses heures :-).

Voici donc une explication exhaustive sur les nécessités de se pencher sur ces univers virtuels en devenir et qu’en somme tout cela vient de très loin.

 

 

La deuxième partie est orchestré par Yann Minh qui donne quelques explications sur l’utulisation de second Life pour son travail d’artiste.

 

 

Source : Blog des Managers Intranet

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Le monde de la rencontre ou la rencontre d’un monde

Plutôt qu’une fiche et 3 photos, demain ce sera peut être l’avatar sublimé ou personnalisé qui présentera dans son monde idéalisé ou miroir, ses activités, ses hobbies, sa panoplie multimédia réel en disposant ses flux twitter, ses vidéos youtube, son wall à la facebook, sa vidéo perso en réel et sa machinima, sa playlist ou en music live jouant en streaming à la second life, son agenda, ses lieux de vie / voyages thématisés ,speed dating et autres applications… selon les styles.

 

Croire que les univers virtuels n’interessent pas les sites de rencontre est faux sinon je n’aurais pas vu le leader mondial et le leader européen en rendez vous… il manque un effet de masse et une simplification des outils pour qu’ils fassent le premier pas. Il y a donc une place à prendre pour un projet ou une start up qui prendrait le risque de s’aventurer sur le futur de la rencontre.

 

Lire l’article : Les sites de rencontres sous le charme des mondes virtuels (les echos)

article en relation: les sites de rencontres francais se faisaient trop rares bizarre

 

 

La guerre des reseaux sociaux

La curieuse crise de Second Life

J’avoue que ne pas faire l’unanimité est tout à fait normal.  Mais comment peut on dire qu’une société est moribonde lorsqu’elle a levé 20 millions de dollars et qu’elle a atteint son break even point ( « seuil de rentabilité ») depuis un an.

Dans la vidéo (ici) on nous annonce 5 Millions de dollars de revenus mensuel. Doit-on croire l’un des principaux investisseurs ? Il est vrai que les observateurs d’un soir noteront ce curieux propos  « c’est une des sociétés dans laquelle nous investissons qui a la plus forte progression en terme de revenus ».

Benchmark capital est un petit fonds d’investissement ( son portfolio ) : AOL, Bebo, Ebay, Friendster, Gaia interactive, metacafe,1-800-Flowers, Palm, MySQL, Redhat, Rambus, Jamdat, E-Loan. J’ai juste vérifié si cela est réaliste. Même s’il y a beaucoup de vétérans du web ceux ci semblent oublier l’un des business Internet à savoir l’hébergement.

Second Life fonctionne sur certains points comme un hébergeur et ses tarifs sont élevés (je ne connais pas la politique de pricing de Linden lab mais une baisse des prix amènerait beaucoup de petits projets qui sont d’ailleurs l’essentiel de SL actuellement à l’inverse des sociétés et marques).

En prenant le nombres d’îles existantes en Mars (13348 îles) et sachant que les frais de maintenance mensuels sont de 295 dollars(une île = un serveur), cela donne un résultat de 3 937 660 de dollars sur une source. En ajoutant la base de membre payant de l’ordre de 92096 (9.95 dollars par mois ou 6 dollars à l’année)(prenons l’hypothèse basse à 6 dollars = 552 576, en considérant l’achat d’île à 1675 dollars (ex : 487 achats pour Mars = 815 725). Il y a encore des sources (l’import de textures qui coûte 10 lindens (tout ce que vous voyez dans sl nécessite une texture donc il en faut beaucoup, les terrains achetés sur la zone principale (mainland), je ne compte pas les openspace ou voids qui ajoutent de la capacité serveur (415 dollars à l’achat + 75 dollars de maintenance mensuelle( le lot peut monter à quatre), les changements techniques facturés, se marier coûte 10 lindens, divorcer 20  etc…)mais arrêtons nous là pour voir si bertrand est d’accord.

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5 000 000    3 937 660 + 552 576 + 815 725 = 5 305 961 dollars.


Le compte est bon. (voir en excédent sans tout prendre en compte)
Tout n’est pas pris en compte donc Linden Lab fait plus de 5 millions de dollars sur mars avec trois sources et une audience minimale. Audience minimale qu’il faut reconnaître mais qui n’est pas comprise car le vrai indicateur fiable pour l’instant c’est le temps passé dans un monde virtuel et il augmente au détriment de la télé d’où l’essor de projets ou d’investissements dans des mondes virtuels pour enfants. (là il y aura des morts)

Rappelons la barrière à l’entrée du client qu’il faut télécharger. Dès lors toute comparaison avec un site web est caduque. L’acquisition d’audience est plus rude et le manque d’outil d’aide et une interface « soviétique » ne profite pas à la fidélisation. Vaut il mieux avoir une faible audience et des revenus et un potentiel de marché ou une audience massive et pas ou peu de revenus ? (Napster avait 70 millions d’utilisateurs). 

Second Life et son éditeur sont donc à l’agonie selon les spécialistes à l’inverse des nombreux services divers ayant levé des fonds et qui cherchent encore des moyens de monétisation. J’utilise les chiffres fournis par Linden lab depuis le début et sur la même page. La transparence est d’ailleurs une des erreurs marketing de SL (trop d’honnêteté n’est pas forcément récompensé). A contrario de beaucoup de site qui n’explique pas les ficelles de l’audience dupliquée, Linden lab a fourni trop de données. Un site Internet aurait rarement publié son taux de churn identifiable avec les connections mensuelles et bien gardé à vue l’unique chiffre de création d’avatars (13 millions) qui excitait tant les journalistes.

Les Lindens sont peut être un peu trop idéaliste et d’ailleurs leur moyen de fonctionnement est assez spécifique (tao linden). J’avoue de loin être un peu sceptique au niveau productivité sur ce mode de fonctionnement et finalement la société gagne de l’argent. Rappelons que Philip Rosedale est l’ancien CTO de Realnetworks et non CEO. Mitch Kapor le dit lui-même « Bill gates est une exception ». Un technicien comme Rosedale n’a pas les réflexes d’un manager international qui n’aurait pas oublié la V.AT (tva). Chez Ebay, Pierre Omidyar a laissé les reines à une killeuse qui a boosté sa société, Google a monté un triumvirat… Il est donc temps de passer à un autre phase car le marché est entrain d’émerger (liste non exhaustive).  

Pendant que les observateurs d’un soir ricanent de cette belle mort annoncée, la petite Katharine Berry (15 ans) continue ses développements et permet de ranger son inventaire en mode off-game. (attention le site peut se trouver down)http://67.202.23.255/

Des projets comme Opensim ou Realextend sont entrain d’apporter des briques supplémentaires et l’on apprend que des parties de codes sont bientôt accessibles. 

Immersive Education Initiative ne semble pas écouter nos nombreux spécialistes et a décidé de retenir pour ses projets : Croquet, SUN, Second Life. 

Et puis Second life pour l’instant n’a jamais détruit mon contenus. A chaque connexion je retrouve tout ce que j’ai crée alors que sur ce même blog le fait de mettre une vidéo m’expose à un retrait sans avertissement qui nuit à mon contenus globale. Contenus qui n’est pas encore monétisé par cette plate-forme et qui lui coûte très cher en hébergement / broadband alors que sur SL je paye et même je peux ne pas payer mais la logique fait que je retrouve mes petits.

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Le Gartn Air: preparez-vous au virtuel mais sans Second Life

Voici un nouveau rapport bien contradictoire du Gartner group. En concurrence avec le Yankee Group, le Gartner qui annonce que la majorité des internautes passeront au virtuel d’ici 2011 mais sans doute sans la plate-forme la plus aboutie pour l’instant. Ceci en partie du au problème de compatibilité des cartes graphiques. Je suis donc ravie que 1 an plus tard ce cabinet de haut vol s’inspire d’une de mes notes J (ici).

Par contre le Gartner oubli que Intel développe des cartes compatibles depuis et que le marché du renouvellement des cartes existe (syndrome Yankee « sl condamné car trop pc centrique » et maintenant sl sur téléphone portable ). On apprend que l’arlésienne Home de Sony prendra le marché bien que la plate-forme ne soit pas encore visible. Le virtuel est tellement simple en développement que Sony a retardé sa sortie.

On se rappel du vivant écho envers Outback Online J (ici ), rappelons-nous l’annonce de son fondateur dont la page est maintenant un 404 error « Second Life est un village – et j’ai presque fini de bâtir Rome », bon ben garçon attelle–toi à bâtir une page web pour expliquer où en est la révolution du Tibre.

De plus le cabinet ne nous explique pas le tour de magie utilisé par Sony pour convertir son univers à des cartes graphiques de bureau (idem que pour second Life)et à des besoins PSP. Le deuxième problème soulevé se situe au niveau des maintenances. Or les maintenances d’il y a un an (tous les mercredi) ne sont plus aussi ponctuelles. La rupture de service par contre est un facteur nuisible en effet mais idem que pour n’importe quel fournisseurs de broadband ou d’hébergements. Dans ce sens une gamme d’assurances de non-rupture de service serait bienvenue. 

D’un coté il y a donc un cabinet de référence IT qui déconseille l’utilisation de Second Life mais qui annonce un marché (par contre il faut attendre une superbe plate-forme qui va tout absorber et tout résoudre) et de l’autre IBM, Cisco System, Sun microsystem, Intel, la NASA… qui persistent dans l’usage de Second Life. Mais où peut-on tester le virtuel aujourd’hui ? Qui se trompe ?Le Gartner conseille t-il aux entreprises de lorgner vers Néopets ? 

Paul Otellini (PDG) de Intel : floraison d’univers virtuels comme Second Life

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« Il a aussi prédit la floraison d’univers virtuels comme Second Life et de réseaux haut débit tapissant la planète, type WiMax –pour lequel Intel prépare justement des puces de nouvelle génération. »

Pour Intel, le mariage d’internet et des gadgets changera la vie quotidienne (source AFP / yahoo)

La suite de tim mattson de Intel dans Second Life

 

Red or Yellow alert : mayday, mayday !

Bruce Lee- Enter The Dragon (1973)

Pourquoi un investissement de 10 millions de dollars d’IBM n’a aucune influence sur nos décideurs IT ? 

Pourquoi les CTO d’Intel, Amazon, Sun… parlant de second life lors de leurs show public n’ont aucune influence sur nos décideurs IT ? 

Pourquoi une alliance Dassault system et Microsoft dans le virtuel n’a pas plus d’effet ? 

Pourquoi les structures virtuelles deviennent assez rapidement rentables (pas encore entendu parler d’une faillite chez un acteur positionné à contrario de milliers de start up) et que les « capitals risqueurs » ne lorgnent pas dessus ? 

Pourquoi je n’entends pas beaucoup parler de levée de fonds en France (mis à part le Crédit agricole ) sur des expérimentations virtuelles ? 

Pourquoi des millions de petits américains passent de plus en plus de temps sur des sites mi web mi-virtuel et des millions d’utilisateurs de MMORPG ne sont pas perçus comme un signal fort de marché en constitution et ne sont pas pressentis par nos marketeurs ? 

Pourquoi un consortium d’état Chinois regroupant (source wangxiang tuxing) China Mobile, Citic Pacific, Berkam, Everbright Bank, Phison, IBM, Paynova et MindArk sur un projet ultra agressif fondée sur le virtuel et surtout le commerce n’inquiète pas nos dirigeants IT et nos dirigeants tout court ? 

Pourquoi les japonais sont entrain de batailler sur de gros projets incluant des réseaux publicitaires (meet-me (reproduction virtuelle à l’identique de tokyo sur le papier pour l’instant ou “Cyber Megacity: Tokyo’s 0th Ward”  ou le fait que le japon soit le 3ieme pays de second life alors que Ebay s’est cassé les dents là bas et que myspace ne suscite pas trop d’intérêt) ne serait pas encore un signe de marché ? 

Peut être que ce n’est pas intéressant d’acquérir et de conserver des parts de marché. Peut être qu’il vaut mieux attendre que les chinois, les indiens, les japonais nous distancent gentiment et ils en ont largement les moyens humains et financiers.
Beaucoup de choses de l’Internet sont calées sur des models américains (FAI, business models…) mais en restant amorphe, la latence de prise de décision risque de coûter cher coté européen et les projets viendront peut être du coté oriental.

En 1973 Alain Peyrefitte écrivait« Quand la Chine s’éveillera », le monde tremblera » .Aujourd’hui la chine est bien réveillée, elle fait juste la grasse matinée en buvant son thé du matin et dès qu’elle posera un pied à terre en sortant du lit… d’ailleurs nos bars-tabac où l’on prend son café ne sont plus occupé par des auvergnats mais des chinois J . Je commence donc ce que je voulais faire depuis longtemps : apprendre le chinois.